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41.    Tokyo, jour 6

  • jean-claudedunyach
  • 2 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Si on veut vivre au Japon (du moins dans les grandes villes), il faut aimer faire la queue. C’est obligatoire et ça se passe toujours dans le calme, à l’anglaise. Dans les restaurants, en période d’affluence, il y a un registre à l’entrée sur lequel on écrit son nom et des bancs pour s’asseoir en attendant qu’on vous appelle. Il n’est pas rare d’y voir une douzaine de personnes en train de papoter ou de regarder des vidéos sur leur téléphone. Plus les restaurants sont petits, plus on est censé manger vite et ne pas s’attarder. C’est un concept.

Vu qu’on est dimanche, on a tenté d’éviter les endroits envahis par la foule. Pas facile, mais quand même faisable. D’abord une balade sur les berges de la rivière Sumida, tout près de notre hôtel,

suivie d’une flânerie le long d’un petit canal perpendiculaire, bordé de cafés et de restaurants enchâssés sous la voie de chemin de fer.

Puis un tour dans les jardins voisins, dans lesquels un marché s’installe tous les dimanches pour permettre aux gens du coin de vendre leurs produits (nourriture, artisanat ou savoir-faire).

Il y avait une chouette zone pour les tout-petits, qui apprennent à jongler, qui construisent des labyrinthes avec de grosses briques multicolores ou qui jouent aux petites voitures tous ensemble, sans se disputer, sous le regard attendri de la famille.

Ici, on voit rarement des femmes seules avec un bébé. Et c’est en général le papa qui porte et qui câline.

Le jardin était calme, le héron local s’est laissé photographier avec complaisance,

il faisait suffisamment chaud pour que la balade soit agréable. Et sur le pont du chemin de fer, qu’on traverse par en dessous, une zone est réservée aux cadenas d’amoureux au milieu des inévitables sculptures en bambou.

Les jeunes étudiants qui les installaient ont accepté de se laisser photographier et ont même pris la pose.

On est ensuite retourné à la gare d’Ueno, pour prendre nos billets de retour vers l’aéroport, vendredi. Nous repartons par Narita, qui n’est pas facile à atteindre, donc on a réservé un hôtel juste à côté pour la nuit avant notre départ. On commence à sentir le vent du retour souffler dans notre dos.

De là, on a visité un jardin privé au milieu duquel trône un manoir de style anglais du 19e siècle, accolé à une maison japonaise typique.

Bizarre, mais pas vraiment excitant. Nos civilisations se marient mal entre-elles, je préfère de loin quand le Japon s’exprime dans toute sa pureté.

Alors, avant que la nuit ne soit complètement tombée, on a mangé des sushis dans un bar traditionnel, où les petits plats circulent sur un tapis roulant à hauteur d’yeux et où on paye en fonction du nombre d’assiettes que l’on a choisies. On en avait envie depuis longtemps, c’est chose faite.

Il ne nous reste plus grand-chose sur notre liste d’envies. Il est sans doute temps de rentrer.

 
 
 

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