46. Tokyo, jour 11
- jean-claudedunyach
- 7 nov. 2025
- 3 min de lecture
Nous quittons l’hôtel pour un autre, proche de l’aéroport de Narita. Je regretterai la bisque de homard du petit déjeuner, mais il faut savoir avancer sans regarder en arrière. On laisse les bagages à la réception, puis on marche vers un musée censé être de bonne qualité.
Ce fut la plus belle erreur de notre voyage.
Le musée en question est un joli petit bâtiment entouré de statues anciennes. Jusque-là, tout allait bien.

Par contre, quand il a fallu acheter nos billets d’entrée, les choses se sont compliquées…
Deux charmantes jeunes Japonaises nous accueillent dans un langage hermétique, mais je finis par comprendre qu’il fallait scanner un QR code pour acheter les tickets. Je ne suis pas contrariant, donc j’obéis. Et là, je me trouve face à un questionnaire très intrusif me demandant de m’enregistrer, de donner mon nom complet, mon mail, mon numéro de téléphone, et plein de choses bizarres. Et pour payer, lorsqu’on rentre les coordonnées de la carte bancaire de Régine, il demande une confirmation à la banque qu’elle ne pouvait pas fournir, vu qu’elle n’avait pas d’accès internet.
Ça faisait quand même 20 minutes que je perdais mon temps et ma jeunesse avec ce truc. Je finis par renoncer et j’annonce aux hôtesses que « ça ne va pas être possible ». Elles prennent un air désolé et m’annoncent que je pouvais payer en espèces, sans autres formalités, (j’ai oublié de dire que c’était le musée le plus cher de tout le séjour, 1 800 yens par personne). J’ai failli leur envoyer les billets à la figure, mais puisqu’on était là, j’ai récupéré ma monnaie et mes tickets, avant de rentrer dans le bâtiment avec Régine.
On est accueilli par deux belles statues de gardiens des portes bouddhistes,
et on enchaîne directement par deux expositions d’art moderne qui nous ont laissés assez froids (c’est un euphémisme). On était dehors une demi-heure plus tard, on a même renoncé à la dégustation gratuite de champagne. Ils nous avaient donné un catalogue complet de l’ensemble – en japonais, mais les œuvres aussi étaient illisibles… On l’a gardé, il faut toujours se souvenir de ses erreurs.
Heureusement, il y avait de jolis reflets sur les immeubles environnants. Et il faisait beau.

Du coup, on avait du temps devant nous, alors on est parti vers de soi-disant jardins. Deuxième erreur… Il faut savoir qu’à Tokyo, sur google map, on peut appeler « jardin » un ensemble constitué de plusieurs grands immeubles et galeries marchandes entourés d’une fine bande d’arbres et de plantes diverses.
On a marché dans des rues qui montaient ou descendaient, on est passé devant diverses ambassades, dont celle des États-Unis, reconnaissable à ses gardes à l’entrée. On a fait un dernier passage dans la rue des restaurants où on avait souvent mangé, avec ses petites maisons en bois qui semblaient tout droit tirées d’un film d’action coréen.

Puis on est rentré récupérer nos valises avant de partir pour l’hôtel suivant – un premier trajet en métro, quinze minutes de marche pénible jusqu’à la gare des trains vers l’aéroport, quarante minutes de train, puis un quart d’heure d’attente à l’aéroport pour la navette qui nous a amenés à l’hôtel. Et rien à photographier sur le trajet.
Demain soir, nous nous poserons à Amsterdam. Je ne sais pas si j’aurai le temps de faire un billet de blog. On récupérera du décalage horaire pendant le week-end, puis nous regagnerons nos pénates lundi. Mais le Japon nous manquera longtemps.
























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